C’est la huitième saison de L’Amour est dans le pré qui a commencé jeudi dernier sur les ondes de V. Parce qu’on ne change pas une formule gagnante, Marie-Ève Janvier est de nouveau à l’animation de la téléréalité, qui offre la chance à cinq nouveaux agriculteurs de trouver l’amour de leur vie. Cette année encore, la chanteuse estime qu’on a de bonnes raisons de s’attacher à chacun d’eux.

« J’oserais dire que je pense que j’ai un petit coup de coeur de plus pour Jayson, avoue-t-elle en entrevue. Jayson s’était inscrit l’année dernière et n’avait pas été retenu dans les agriculteurs; c’est une belle preuve de persévérance. Ça l’a amené à se poser des questions sur lui-même, à voir ce dont il avait vraiment envie et qui il était. Moi, son petit côté timide qui charme toutes les filles, j’ai beaucoup aimé. Je me suis retrouvée là-dedans, parce que je suis une fille quand même assez timide dans la vie. Le gars, je l’ai aimé, j’ai aimé toute sa gang, je le trouvais fin. T’as juste le goût de te tenir avec parce que, clairement, c’est pas un gars à problème. »

Jayson, un producteur de grandes cultures de 29 ans, est le candidat qui a reçu le plus de lettres de prétendantes cette année, alors que l’an dernier on ne lui en avait pas suffisamment fait parvenir pour qu’il puisse participer à l’émission. Ce qui a changé, c’est probablement qu’il a dit cette fois dans sa vidéo de présentation qu’il n’a pas l’intention d’échanger sa salive avec plus d’une candidate, chose qui a dû séduire les participantes en quête de fidélité. Mais va-t-il tenir parole, maintenant que trois demoiselles vivent sur sa ferme? « Quoi répondre à ça? », nous lance Marie-Ève Janvier en rigolant. « Je pense que c’est un gars qui pèse les mots qu’il dit et je crois que c’est un gars de parole. Je ne pense pas, honnêtement, que ce soit Deven numéro deux. » On se souvient en effet de ce candidat volatile de la septième saison! « Hugues, ça va être autre chose. Hugues va avoir, mettons, plus de rebondissements! », titille l’animatrice.

Marie-Ève Janvier est bien heureuse de voir un gars comme lui à l’émission, entre autres parce que Hugues, 36 ans, est un vigneron et producteur de cidre, des types de production qu’on n’avait jusqu’à maintenant jamais vus à L’Amour est dans le pré. « Il a un côté très rigolo, un peu fanfaron. Les filles ont embarqué dès le départ et ont trouvé ça bien tripant son énergie », ajoute-t-elle avant de souligner qu’il sait ce qu’il veut et que son rapport avec les enfants de son ex, qui sont restés très proches de lui, l’a beaucoup touchée.

Une autre chose qui l’a émue durant les tournages, c’est sans doute l’entourage de Philippe, 24 ans, un producteur maraîcher et coach de football. « Je vois ça et, chaque fois, ça me fait craquer. Je dis aux amis : « Parlez-moi de votre chum. Philippe, c’est quel genre de gars? » Et là, les gars jouent les tough au début, mais à un moment donné les yeux commencent à être un peu plus vitreux, ils commencent à être humides. Ils parlent de leur chum et ils se rendent compte qu’il a juste des qualités, que c’est un bon gars, qu’il mérite une bonne fille. C’est beau ça! L’amitié, c’est fort. » En plus d’être bien entouré, Philippe est plutôt courageux, rappelle Marie-Ève, puisqu’il ose dire à la télé qu’il n’a jamais été en couple de sa vie et qu’il veut l’être. « Quand je lui demande quel genre de fille il cherche, c’est pas si défini que ça, parce qu’il n’a jamais vécu avec quelqu’un. Il veut juste une fille qui va fitter dans son mode de vie. Je trouve ça beau. »

Parlant de courage, Nicolas, un producteur laitier de 57 ans, en a lui aussi en disant haut et fort que, malgré qu’il ait apprivoisé sa solitude depuis son récent divorce, il aimerait partager sa vie avec quelqu’un de nouveau. « Ça aussi, ça prend du courage pour aller dire ça à la télé, pour se lancer dans le vide et que peut-être que ça ne fonctionnera pas. Je pense que Nicolas va amener une vague d’espoir pour bien des gens dans la cinquantaine ou dans la soixantaine qui sont seuls présentement et qui ont peut-être perdu espoir en amour. Avoir un discours comme ça, c’est rare. D’avoir quelqu’un dans la cinquantaine qui dit qu’il n’y a pas d’âge pour aimer, pour retomber en amour, je pense qu’il y en a beaucoup qui vont se reconnaître là-dedans », dit celle qu’on peut aussi entendre sur les ondes de Rythme. Pour ce qui est des rapprochements sur sa ferme, il y en aura, mais pas tout de suite, nous confie-t-elle. « Nicolas, c’est long. Il est fidèle à ce qu’il dit. J’ai trouvé ça charmant. Il ne veut pas donner la main parce qu’il ne veut pas donner l’illusion à une femme que c’est elle la numéro un. Il prend son temps. En même temps, il dit rapidement à une de ses prétendantes qu’il a des papillons… »

Le dernier, mais non le moindre, Rémy, un producteur laitier de 30 ans, est un autre beau coup de coeur pour Marie-Ève Janvier : « Ça serait sûrement le genre d’ami que j’aurais dans la vie. Rémy, il a un côté timide lui aussi, mais en même temps, tranquillement pas vite, il se dégênait et lançait des petites craques. Sa dynamique familiale, je me suis beaucoup retrouvée là-dedans. On dirait que je voyais les Janvier! Ça a été une belle rencontre. Il a comme cette étincelle dans les yeux. Il est prêt à avoir des enfants, il est charmant. Dans son speed date, j’étais fière de lui parce qu’il était gêné et finalement ça a super bien été, il a pris le contrôle de la situation. »

Peut-être avez-vous vous aussi déjà un coup de coeur pour un ou plusieurs des agriculteurs de cette huitième saison, mais avez-vous aussi remarqué les petites nouveautés cette année? D’abord, pour la toute première fois, Marie-Ève Janvier fournit quelques renseignements sur les attraits touristiques des régions qu’elle visite, « C’était cool d’ajouter du contenu là-dedans, parce que c’est une téléréalité et le but c’est d’aider des gars et des filles à trouver l’amour, mais c’est l’fun de savoir qu’on visite la capitale de la canneberge ou qu’en Montérégie ont peut trouver des vignerons et des producteurs de cidre. Ça met encore plus la lumière sur le travail que bien des producteurs font, l’énergie qu’ils mettent là-dedans et leur mode de vie aussi », nous dit celle qui a grandi à la frontière entre l’Estrie et la Montérégie et qui a découvert le Québec avec ses tournées musicales. Ensuite, avant les speed dates, chacun des agriculteurs a droit à un petit moment avec ses cinq prétendantes, juste avant de les rencontrer une à une pour une discussion plus personnelle : « Ça fait du bien, je pense. Si ça continue pour une neuvième saison, je pense que c’est le genre de chose qui va rester parce qu’il était temps qu’on fasse ça pour les aider à briser la glace et déjà créer des liens avec certaines. »

En plus, cette nouveauté nous permet de voir la dynamique de départ entre les candidates : « Tu vois vite c’est qui les leaders, qui se mettent à parler en premier, et les timides, qui sont un peu plus réservées. Pour l’agriculteur, déjà, tu peux voir avec qui ça va cliquer. C’est l’fun de voir les cinq ensemble, parce que les cinq filles passent la journée ensemble. Entre elles, elles ont déjà créé des liens et on a un bel aperçu de ça avec ce nouveau segment-là, qui aide beaucoup dans les rencontres après ça. » Par contre, on le sait tous, la bonne entente entre les participantes ne dure pas toujours toute la semaine. Marie-Ève Janvier nous rappelle que ces femmes sont émotionnellement investies dès le départ de l’aventure. « Les filles, dans ce processus-là, ça fait longtemps qu’elles tripent sur le gars. Quand on sort les portraits des candidats à l’été, elles sont déjà en mode projection. Elles se mettent vraiment dans l’esprit de « Oh mon Dieu, ça pourrait être mon chum! » Quand elles le voient pour vrai, elles ont déjà une longueur d’avance par rapport au gars », exprime-t-elle avant de nous confier que, cette année, les étincelles arrivent rapidement aussi chez certains gars.

« Ce qui est intéressant aussi, c’est que c’est pas l’activité qui va faire qu’il va y avoir des rapprochements, poursuit Marie-Ève. Je pense entre autres à Luc et Mélissa qui s’étaient frenchés à côté de la fausse à purin. C’est pas le scénario idéal qui fait que la magie va opérer. Souvent, cette année, il y a de la magie qui opère dans des activités où tu ne penserais pas ça. C’est pas des scénarios de dîner en tête-à-tête ou de pique-nique dans le champ. » D’ailleurs, un couple formé au courant de cette saison va se séparer lors du voyage final. « Comme quoi, des fois, ça prend pas une vue paradisiaque, le petit cocktail, la mer pis les couchés de soleil. »

Des surprises, la production en a eu son lot ces dernières années. Suffit de repenser à l’histoire d’Alexandre P. et Julia! Cette fois, pas de scandale de ce genre, mais tout de même une rupture que l’équipe n’a pas vue venir. « Ça a été assez étonnant pour la production que ça se passe comme ça, parce que ça regardait pas pour ça. C’est souvent en voyage – ça m’est arrivé aussi! – qu’on remet les pendules à l’heure. On fait le ménage sur des trucs qui ne nous plaisent pas. Juste d’être ailleurs, dans un autre contexte et sans les soucis du quotidien, t’as juste ça à faire te jaser dans le blanc des yeux. Je pense que pour les téléspectateurs aussi ça va être assez étonnant. »

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