Olivier au ciné: Flash of Genius

Olivier vous parle du film Flash of Genius, inspiré de l'histoire vrai de l'inventeur Robert Kearns et mettant en vedette Greg Kinnear et Lauren Graham.

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FLASH OF GENIUS
(USA/1H59)
Réalisé par: Marc Abraham
Avec: Greg Kinnear, Lauren Graham

Proposer des films basés sur des histoires vraies constitue toujours une arme à double tranchant. On suppose, forcément, que si la production a fait le choix de mettre en image une histoire vécue plutôt que de développer une idée originale, c’est que l’histoire doit disposer d’un certain potentiel d’intérêt (en l’occurrence, le film qui nous concerne en dispose). Le risque néanmoins est d’oublier de doter cette histoire intéressante d’une « approche cinématographique », je veux dire par là, d’escamoter la touche artistique qui va, que ce soit par la musique, le jeu des acteurs et/ou la réalisation nous faire réagir, nous émouvoir. Et là, malheureusement pas grand chose à se mettre sous la dent.

Flash of Genius c’est donc l’histoire vraie de Robert Kearns (Greg Kinnear), ingénieur de formation, professeur de profession et… inventeur à ses heures perdues. Dans l’Amérique d’après-guerre, en plein essor industriel, ce dernier invente en fait dans son sous-sol le premier essuie-glace intermittent (et oui avant ça, il n’y avait qu’une vitesse! Rendez-vous compte…). Persuadé que sa découverte va changer l’industrie automobile à jamais, notre fier inventeur s’empresse de proposer son idée à l’un des géants automobiles : Ford. A première vue fort intéressée, la compagnie américaine ne donne finalement pas suite à la proposition de l’ingénieur. La déception est encore plus grande pour Kearns lorsque, quelques mois plus tard, il découvre que des essuie-glaces intermittents ont été installés sur certains modèles de voitures Ford. S’en suivra alors une interminable bataille juridique entre Bob Kearns et Ford Corporation pour la reconnaissance de la paternité de l’invention en question. Une bataille qui virera très vite à l’obsession pour Kearns, négligeant de ce fait sa femme et ses enfants, flirtant même avec la folie.

Voilà en tout cas une histoire bien américaine où le plus faible triomphe du plus fort. Bravo!! On sort pourtant partagé entre un sentiment d’admiration pour cet homme, prêt à tout pour faire reconnaître ses droits, et un sentiment de mépris total, tant le chemin de cette reconnaissance le rendra inhumain et asocial. Et puis il y a le film en soi, dont le scénario parfois scabreux et la réalisation franchement terne n’aident pas à mettre en valeur une histoire qui ne méritait peut-être pas plus qu’une heure de documentaire sur la chaîne Discovery. À vous de juger.

Olivier.

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