Mitsou se confie sur la maladie de sa mère

L'année 2017 a été difficile pour la famille de Mitsou Gélinas. Pour la première fois, l'animatrice s'est confié sur la maladie qui a frappé Yuki, sa maman. Dans un magnifique texte qu'elle a signé sur son blogue, Mitsou raconte le choc qui s'est fait ressentir dans sa famille tissée serrée, qui devait faire face pour la première fois à la possibilité que leur pilier ne soit peut-être plus jamais le même.

« Même bien préparés, nous ne nous doutions pas que cette opération serait un traumatisme, un cauchemar de douleur désarmant qui jette à terre le plus résistant des adultes, écrit la chanteuse et animatrice. J’ai vu mon être humain préféré sur la terre fondre à vue d’œil, ne plus avoir la force de s’asseoir ou de manger une cuillère de bouillon. Ma petite géante, pour la première fois de sa vie, se laissait porter par les siens. Nous devions la motiver, lui infuser de l’énergie pour qu’elle fasse le moindre geste. J’ai bercé ma maman. Je lui ai brossé les cheveux. J’ai attendu, dormi à côté de son lit d’hôpital sur une chaise et suffoqué de penser que je ne la reverrais plus comme avant. Le choc avait atteint la source de son courage, de sa détermination. IMPOSSIBLE à imaginer pour celle qui a été un pilier: l’aînée de ses 11 frères et sœurs, puis l’ancre de ses trois filles. Mes sœurs et moi avons eu le privilège d’être la priorité de notre maman. Quand nous lui étions redevables au centuple, elle nous répétait: «pas grave, vous prendrez soin de moi quand je serai vieille». Elle ne sera jamais vieille à nos yeux, mais le jour était arrivé où nous devions prendre le flambeau. »

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Mitsou a tenu à souligner la force des personnes qui doivent faire face aux lacunes de notre système de santé et qui ne bénéficient pas toujours d'un entourage aussi présent que le sien, ou les moyens de continuer à travailler lorsque la maladie terrasse un proche.

« J’ai toujours su que ma maman viendrait vivre avec moi à la maison un jour (ce qu’elle faisait déjà quand mes filles étaient jeunes et qu’elle venait nous aider tous les week-ends). Je l’avais imaginée un jour vieillissante, avec une canne peut-être, mais avec toute sa candeur et sa motivation. La réalité fut autre chose. Pendant quelques semaines, je ne reconnaissais pas celle que j’avais devant moi. J’ai pleuré son état, et notre système de santé. Comment font-ils, les autres? Les aidants naturels qui n’ont pas la chance d’avoir une famille nombreuse et unie pour tenir le fort? Ceux qui n’ont pas le privilège, comme moi, d’avoir une gardienne à la maison qui prend le relais le temps que j’aille au travail? J’ai pensé fort fort aux mères monoparentales qui se retrouvent du jour au lendemain seules avec une maman ou un papa à soutenir et qui doivent laisser leur boulot. J’ai pleuré en pensant aux gens malades qui se retrouvent seuls dans un appartement ou un CHSLD. Cette détresse n’épargne personne. »

Heureusement, Yuki s'est éventuellement remise de son opération et a même pu retourner vivre chez elle. Souhaitons un beau temps des fêtes, rempli d'amour et de santé dans la famille de Mitsou (et dans la vôtre, aussi!).

 

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Crédit photo : Karine Paradis

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