Le secret de la longévité de Simple Plan à la sortie de Taking One For The Team – Entrevue exclusive HollywoodPQ

Entrevue exclusive HollywoodPQ: le secret de la longévité de Simple Plan à la sortie de Taking One For The Team.

Il aura fallu attendre presque cinq ans avant de pouvoir entendre le sixième album du groupe québécois Simple Plan, Taking One For The Team. Eux qui nous avaient habitués à des délais plus serrés, cette fois-ci, ont particulièrement pris le temps de bien penser l'album, choisir les pièces et conjuguer carrière et famille.

« Ça, on l'admet, on est lents, avoue Sébastien Lefebvre, mais c'est parce qu'on est perfectionnistes et on veut que l'album soit excellent. Alors, on ne va pas juste mettre sur l'album les douze premières chansons qu'on écrit. On va essayer des choses, on se donne la chance d'expérimenter et ça prend du temps. »

« Avec chaque disque, ça devient de plus en plus difficile de se dépasser. On veut que chaque album soit meilleur que le dernier. Si on réussit à le faire, ça on ne le sait pas... », ajoute Pierre Bouvier.

C'est donc lors de leur journée de promo officielle à Montréal qu'on a rencontré Pierre et Sébastien à l'hôtel Hyatt Regency, autour d'un bol de croustilles au sésame...

HollywoodPQ: Quand vous avez commencé, votre musique a accroché avec les gens de votre âge et, aujourd'hui, on voit que votre crowd vous suit, mais vous arrivez vraiment bien à rejoindre les nouvelles générations aussi. C'est quelque chose que vous faites consciemment ou ça arrive par hasard?

Pierre: Pour moi, le but, c'est d'écrire un album que moi j'écouterais. Est-ce que mes goûts sont des goûts similaires à ceux de gens d'un plus jeune âge? Peut-être... C'est drôle parce qu'il y a une chanson cette année que j'ai vraiment aimée qui s'appelle Fucked Up Kids de Hit The Lights. Pis c'est comme, un gars de 36 ans qui aime « We are juste fucked up kids »... Je sais pas pourquoi, mais j'aime cette énergie-là.

Avec les années, on s'est rendus compte qu'on a créé un son qui est devenu le brand de Simple Plan. Pourquoi? Parce qu'on le fait bien. Pourquoi essayer de faire des tracks avec Skrillex pis Diplo quand ce n'est pas ce qu'on fait. Les gens n'écoutent pas Simple Plan pour ça.

Sébastien: Ce dont on se rend compte aussi, c'est que, quand on écrit des chansons très personnelles, c'est vraiment ce qui marche le mieux et ça va chercher des gens plus jeunes, plus vieux...

Pierre: ... Ça vient naturellement. Ce qui marche le mieux avec les jeunes, ce sont les chansons qui parlent des difficultés de la vie et ce sont des sujets qui sont vraiment très alignés avec ma vie, alors...

HollywoodPQ: On constate que vous êtes de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux. Ça aussi c'est quelque chose qui vous vient naturellement de partager votre vie privée?

Pierre: Non.

Sébastien: Non, moi non plus.

Pierre: Non, moi ça a été un effort. Au début, quand on a commencé, ça ne se faisait pas ça. Donc, la vie privée, c'était normal. Au début, je trouvais ça un peu weird, j'avais de la misère avec ça. L'année passée, je me suis rendu compte que: « Hey man, pourquoi j'ai peur de montrer des photos de ma famille? ». Le monde s'en fout, t'sais. Ils veulent le voir... Ils vont pas aller la trouver à son école... C'est pas quelque chose comme ça. Pis, de toute façon, s'ils veulent la trouver, ils vont la trouver, t'sais.

J'aime vraiment mieux montrer des photos que moi j'veux montrer que d'avoir une photo que j'aime pas, que j'ai pas l'air bien... Maintenant, c'est naturel. En tant que musicien, de personnage public, il faut se promouvoir. Des fois j'me dis: «Ouain, ça fais trois jours que j'ai rien posté... », alors je me force.

Sébastien: Si vous voulez vraiment le savoir, j'ai déjeuner deux fois ce matin. Une fois c'était du yogourt, l'autre c'était une omelette et c'était bon les deux fois. Ça, j'ai moins tendance à le partager, mais je vais vous le dire... ça va me faire plaisir!

Pierre:  Ça me dérange moins maintenant. La vie privée... les fans aiment vraiment ça et ça ne m'affecte pas négativement alors... Pourquoi pas?

HollywoodPQ: D'où vient le titre Taking One For The Team?

Le secret de la longévité de Simple Plan à la sortie de Taking One For The Team - Entrevue exclusive Hollywoodpq

Sébastien: Ah ah! Il faut regarder la pochette en même temps! Le concept et les photos sont venues avant le titre parce que, t'sais, comment tu peux résumer deux ans de travail en un seul titre? On aimait le concept d'une équipe parce que ça fait vraiment longtemps qu'on est ensemble et on joue tous pour les mêmes buts. On est vraiment tous ensemble et c'est ça une équipe. Ça parle des sacrifices qu'on doit faire pour se rendre là où on est en tant que groupe après 15, 16 ans de carrière.

HollywoodPQ: Pis avec les famille, ça doit être encore plus de sacrifices et de compromis...

Pierre: On est assez démocratiques; il n'y a pas de chef ou rien. C'est vraiment une question de compromis. Tout le monde doit s'adapter au bien du groupe au lieu d'une seule personne.

HollywoodPQ: Et c'est quoi le secret de la longévité de Simple Plan?

Pierre: Je dirais la communication. Ce qui aide beaucoup, c'est quand les choses vont bien. On a eu beaucoup de succès dans notre carrière, on est chanceux d'être encore ici et de pouvoir en vivre pour cinq gars. Si on devait travailler au McDo ou au Tim Horton pour payer pour la musique, ce serait plus difficile. Alors, c'est sûr que c'est une belle motivation.

En plus, en tant que groupe, en tant que musiciens et amis, on a toujours eu une vision assez similaire. On a toujours eu la même vision en tant qu'amis et partners. On s'entend bien. Justement, toutes les petites chicanes qu'il y a eu depuis le début ont aidé notre relation parce qu'on les a résolues. Quand on a un problème, on en discute et on communique ce qui fait que notre relation est plus solide. On est plus comme une famille qu'un groupe de musique.

HollywoodPQ: On met les égos de côté...

Sébastien: Honnêtement, il n'y en a pas tant...

Pierre: Peut-être un peu plus au début...

Sébastien: Même au début, il y en avait peut-être un peu plus, mais on n'est pas le genre de groupe avec des gros égos.

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HollywoodPQ: Vous avez toujours été très axés sur les collaborations. En particulier, sur Taking One For The Team, vous avez collaboré avec Nelly, Juliet Simms (The Voice) et Jordan Pundik. Comment arrivent toutes ces collabos-là?

Pierre: C'est nous qui les contactons. On essaye de créer de l'excitation autour de l'album. C'est le fun pour les fans, d'entendre quelque chose de différent. Toutes les chansons qu'on fait avec les collaborations ont été enregistrées avant, sans la collaboration. Quand on ajoute la voix d'un collaborateur, ça ajoute un autre niveau d'excitation pour l'album. Le point, c'est aussi de faire parler les gens. Pour les fans de ces collaborateurs-là, c'est aussi l'fun de les voir dans un autre environnement. Ça fait parler les gens...

HollywoodPQ: Est-ce qu'il vous reste des idoles avec lesquelles vous voudriez travailler?

Sébastien: Oui! Moi, j'aimerais vraiment ça faire une chanson avec Joey Cape un moment donné!

Pierre: Ah, oui! Ce serait bon ça!

Sébastien: Pis on lance dans les airs, depuis quelques années, Pink! Peut-être qu'elle va lire cette entrevue pis elle va nous rappeler!

Pierre: Ça fait comme sept ou huit ans qu'on dit qu'on voudrait travailler avec elle.

Sébastien: Par contre, je sais pas si on peut faire des chorégraphies comme elle...

Pierre: Ben on pourrait apprendre à monter dans des rubans...

HollywoodPQ: Avez-vous tous d'aussi beaux abdos que les siens, c'est plus ça la question...

Sébastien: Ben oui, c'est clair...

Pierre: Ben là, lui il a un eight-pack...

Le secret de la longévité de Simple Plan à la sortie de Taking One For The Team – Entrevue exclusive HollywoodPQ

HollywoodPQ: Ce qui nous frappe surtout chez Simple Plan, c'est que vous revenez toujours à la maison. On sent que le Québec a une grosse importance dans ce que vous faites et ce n'est pas le cas de tout le monde qui marche à l'international. Qu'est-ce que vous emmenez du Québec avec vous dans cette business?

Sébastien: Bien, un langage secret que la plupart des gens sur la planète ne comprennent pas. On peut souvent parler de quelqu'un dans leur face sans qu'ils comprennent. (Rires) Non, mais, c'est juste l'attitude générale du bon vivant pis de comment on a été élevés. Puisqu'on a commencé notre carrière ici dans des petites salles, devant personne des fois, on voyage avec cette humilité-là je pense.

Pierre: Ouain, l'humilité c'est la plus grosse chose que les Québécois ont tous. Au Québec, on n'aime pas ça les gens qui se prennent pour d'autres. Je pense que c'est la plus grosse partie qu'on emmène avec nous.

HollywoodPQ: Est-ce que c'est quelque chose que les gens remarquent à l'étranger?

Pierre: Ouais! Ils ne savent pas que ça vient du Québec par exemple!

Sébastien: Ouais. Les gens nous trouvent faciles. Pis t'sais, on ne cache jamais qu'on vient de Montréal. On en parle en entrevue n'importe où sur la planète. Les gens ces temps-ci, tous les regards sont tournés vers le Canada. Juste avant Noël, dans le top 10 il y avait six Canadiens: Bieber, Alicia Cara, The Weeknd. C'est très cool de venir d'ici en ce moment.

Au moment de nous dire ce qui va surprendre les fans sur Taking One For The Team lors de sa sortie, le 19 février prochain (reste juste deux jouuuuuurs!), Sébastien et Pierre s'entendent pour dire que l'album explore plusieurs directions, mais qu'il est particulièrement rock. Que ceux qui n'en peuvent plus d'attendre lèvent la main!

Évidemment, pour tous les updates en temps réel, on vous suggère de suivre Simple Plan sur Facebook, Twitter et Instagram. Taking One For The Team est, évidemment, déjà disponible en pré-vente sur iTunes.

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Crédit photo: Claudie Saulnier / courtoisie

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