P-A Méthot nous fait revivre les années 70 avec son Party Disco

Crédit photo: Serge Cloutier

Si vous étiez dans le coin du Centre-Ville ce dimanche et que vous ne saviez pas que P-A Methot donnait une soirée à thématique disco au Centre Bell,vous deviez vous poser bien des questions. Des centaines de personnes se promenaient dans les rues de Montréal vêtues de leurs plus beaux kits des années 70. Les paillettes avaient la cote, disons!

C'était le quatrième spectacle du genre pour l'humoriste qui avait déjà exploré les années 80, 90 et la musique country. Cette fois, P-A Méthot voulait faire lever la foule en offrant Le Party Disco, un événement qui célébrait l'époque où les mouvements de danses étaient aussi farfelus que les coiffures et les vêtements l'étaient. L'humoriste l'a bien montré lorsqu'il est arrivé sur scène accoutré d'un énorme chapeau style mousquetaire, d'une cape en fausse fourrure et d'énormes plateformes, le tout sur la musique de Daddy Cool! Ça donnait le ton aux autres costumes qu'allaient porter les invités, car oui, il y en a eu des invités spéciaux durant la soirée!

Mais avant de présenter une artiste qui a marqué cette décennie, P-A Méthot a fait le tour du catalogue en revenant sur les éléments de déco qu'on pouvait retrouver dans la plupart des maisons. Par exemple, le cendrier sur patte ou bien le tombeau à céleri de la marque Tupperware qui ont fait particulièrement rire la foule. Il a bien entendu parlé de la musique qui a marqué l'époque, comme Village People, ce groupe formé de six hommes qui est devenu le symbole du mouvement gay. P-A Méthot n'a sûrement pas eu le mémo, car il se demandait encore quel travail chacun représentait! « J’ai jamais su ce que le gars en cuir faisait comme job. On aurait dit un Mario Bros rough », a-t-il dit à la blague.

La première invitée n'était nulle autre que Nanette Workman, qui a chanté son succès Lady Marmelade. La chanteuse était particulièrement en voix et nous a tous impressionné par son énergie! On se demande maintenant à quand la tournée!

Suivant cette performance tout feu tout flamme, c'est Billy Tellier qui a eu la lourde tâche de suivre. Bien qu'il ne soit pas né durant les années disco, il a bien su faire rire la foule, surtout à la fin de son numéro lorsqu'il est revenu sur les moments de gloire qu'a connus l'équipe des Canadiens.

Pour sa deuxième intervention, P-A Méthot a continué de jouer dans la nostalgie en parlant de ce qu'on pouvait retrouver dans les dépanneurs de station-service, comme les machines à peanut à deux saveurs. Une tellement barbecue qu'elle enflammait la bouche de quiconque en mangeait, et une autre « salée à t’en pisser un rein » ! On pouvait entendre les spectateurs se souvenir de leurs propres anecdotes avec ces machines qui, contrairement à aujourd'hui, ne coûtaient pratiquement rien et donnaient non pas une, mais bien une avalanche d'arachides!

Jean-François Breau est ensuite monté sur scène pour livrer une excellente performance de That's The Way I Like It, avant de laisser sa place à Dominic Paquet qui nous a fait mourir de rire avec son numéro chanté d'opéra disco italien! On se souviendra aussi de ses comparaisons entre les kicks des années 70 et ceux d'aujourd'hui. Olivia Newton-John était la fille la plus sexy de cette décennie, alors que de nos jours, « toutes les femmes sont belles », a fini par laisser tomber Dominic Paquet pour éviter d'offenser qui que ce soit vu toutes les controverses des dernières années. Un moment fort de la soirée, assurément!

Pour continuer dans la thématique, c'était ensuite au tour de Marie-Ève Janvier de venir offrir au public sa reprise de Dancing Queen. Le public scandait les paroles du groupe ABBA sans se soucier des fausses notes des voisins, alors que la belle Marie-Ève se déhanchait avec les choristes sur la scène du Centre Bell. Anthony Kavanagh s'est ensuite présenté sur la scène pour reprendre d'autres classiques, comme Kung Fu Fighting, en plus d'offrir un vibrant hommage à Boule Noire avec la chanson Aimes-tu la vie comme moi.

On a aussi eu droit à un Michel Barrette allumé qui a livré une performance haute en couleur. Visiblement heureux de raconter des anecdotes de sa jeunesse, l'humoriste en est rapidement venu à improviser et donner un dix dollars à une spectatrice de 21 ans après avoir dit tout ce qu’il pouvait se payer en une soirée avec ce montant dans les années 70! Quant à Jonathan Roberge, il a fait un retour remarqué sur la scène après près de quatre ans d'absence, tout ça pour son bon ami P-A!

Le spectacle Party Disco s'est terminé en musique avec Martin Stevens qui a chanté l'indémodable Love Is In The Air. Le groupe The Trammps était là aussi pour faire leur hit Disco Inferno! Burn Baby Burn!

On peut dire qu'on a eu droit à toute une soirée malgré quelques répétitions sur des thématiques comme le bronzage et la pilosité. Un beau trip!

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

PLUS DE NOUVELLES