Yama Laurent: « C’est le temps qui viendra me guider pour le reste »

Crédit photo: Twitter de La Voix

La vie de Yama Laurent s’est trouvée changée à tout jamais, hier, à la grande finale de La Voix. À travers ses performances de plus en plus intenses et mémorables, l’ultime championne de cette édition s’est dévoilée sous nos yeux, tantôt discrète et modeste, tantôt une redoutable force de la nature, soufflant tout sur son passage. Le parcours de cette grande voix, âgée de 27 ans, a quelque chose d’un conte de fées : après avoir survécu au terrible tremblement de terre de 2010 à Haïti, elle renoue avec sa mère, dont elle avait été séparée pendant plusieurs années, avant d’entamer des études en médecine. Son audition à l’aveugle, la toute première de la saison, l’aura guidée dans les bras de Garou, son idole, grâce à qui elle a pu traverser les moments les plus difficiles.

Cette rencontre avec son coach éveille une gratitude immense chez Yama, jointe par téléphone aujourd’hui au sortir de sa grande victoire : « Ça m’a vraiment fait chaud au cœur. Je me sens privilégiée, je me sens choyée et je remercie vraiment les gens qui sont derrière tout ça. Sans ceux qui montent l’émission, qui rassemblent les artistes et les coachs, je pense que tout ça ne serait pas possible. Je n’aurais jamais eu la chance de chanter, de toucher, de voir, de parler ou de travailler même avec Garou sans eux. C’est vraiment inimaginable, inespéré. »

Au fil des émissions, on a eu le sentiment de la voir se métamorphoser, prendre de l’assurance, camper sa présence d’autant plus forte sur la scène à chacune de ses prestations. Ce crescendo n’était en rien le fruit du hasard, et avait tout à voir avec son travail acharné pour conquérir sa timidité : « J’ai vraiment suivi les conseils de mon coach, parce qu’il me disait souvent : « Yama, il y a des millions de gens qui te regardent et tu chantes pour eux. Il faut que tu les regardes dans les yeux ». Alors je me suis donnée à fond et je me suis vraiment pratiquée à la maison pour pouvoir le faire. Chez moi, c’est le contraire, quand on regarde les gens dans les yeux, c’est un manque de respect! »

Son intensité d’interprétation, elle la puise en elle-même, se laissant habiter totalement par les chansons qu’elle interprète : « Je ferme les yeux vraiment souvent quand je chante, pour ne pas capter l’attention des gens qui me regardent. C’est pour vraiment rentrer en moi-même, faire des liens dans ma tête avec la Yama d’avant et la Yama d’aujourd’hui. »

L’émotion était palpable lorsqu’a été évoquée la fraternité qui s’est manifestée tout au long de la saison entre les candidats. Les belles amitiés qu’elle a tissées au fil de la compétition sont d’autant plus précieuses qu’elle a l’impression d’y avoir trouvé une grande famille : « Il y a Carl Miguel, il y a Samuel Babineau, il y a Sami Chaouki… je pense que je n’ai jamais été si bien entourée de ma vie. »

Au sortir de cette journée chargée de rencontres et d’entrevues, et quand le monde sera un peu plus silencieux, Yama aura la chance de parler à sa maman et de lui raconter toutes les belles choses qui l’attendent. Un disque, des vidéoclips, toujours plus d’entrevues… l’avenir s’annonce encore plus lumineux pour cette artiste d’une grande sensibilité, qui a confiance que les choses ont le pouvoir de se placer d’elles-mêmes : « J’aimerais vraiment me laisser bercer par le temps. Je pense que c’est le temps qui m’a donné cette chance, c’est le temps qui m’a appris à être persévérante. C’est le temps qui viendra me guider pour le reste. »

 

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