Véro explique pourquoi elle n’a pas commenté le mouvement #MoiAussi

Le mouvement #EtMaintenant est sur toutes les lèvres depuis que Léa Clermont-Dion et Aurélie Lanctôt en ont fait l’annonce officielle à Tout le monde en parle, dimanche dernier. Ce n’est cependant pas par hasard ou par désintérêt que Véronique Cloutier n’a pas utilisé les mots-clics ou commenté les scandales de l’automne dernier. L’animatrice, qui présentera ce jeudi son tout nouveau succès télé 1res fois, a confié au micro de Paul Arcand que c’était plutôt pour se protéger des commentaires désobligeants qui voudraient opposer son support aux démêlés de son père avec la justice. Il y a 14 ans maintenant, Guy Cloutier faisait face à des accusations d’agression sexuelle sur Nathalie Simard, alors qu’elle n’était âgée que de 11 ans au moments des faits, ainsi que sur une autre personne ayant requis l’anonymat. Le producteur déchu a été incarcéré jusqu’en 2006.

Au sujet des mouvements de solidarité, le support de Véro est évident : « Je suis pour tout ça. Je ne me positionne pas publiquement, je ne participe pas activement à ces mouvements-là quels qu’ils soient même si j’y suis très sensible, empathique, pleine de compassion et solidaire, parce que ça m’expose. Et pour des raisons personnelles qui m’apparaissent évidentes, je ne peux pas m’exposer à ça parce que quand je m’associe à quoi que ce soit qui a un lien avec les agressions sexuelles, avec le harcèlement, etc., dès qu’il y a le terme « sexuel » de lié, on m’insulte, on m’invective et on me ramène dans des zones très douloureuses de ma propre vie. Donc moi, je préfère laisser la parole à ceux qui ont un message à livrer et qui ont quelque chose d’important à dire.  »

Écoutez l’extrait de l’entrevue ici :

« Je préfère prendre mon trou, comme on dit, et je soutiens d’autres façons. Je m’informe, je lis là-dessus, j’en parle avec mes enfants. Je le fais d’une autre manière, mais je n’ai pas besoin d’aller m’exposer à ça », ajoute-t-elle.

L’animatrice chouchou du Québec a tenu à mettre au clair que sa souffrance, bien que valide, n’était pas similaire à celle que vivent les victimes : « Moi, je ne suis pas victime de ça. Moi, j’ai vécu les contrecoups dans ma famille, j’ai souffert de ça, mais ce n’est rien comparé à ceux et celles qui ont été victimes. Donc je préfère laisser la place à ces gens-là, pour qu’ils parlent haut et fort, pour qu’on les soutienne. »

Nathalie Simard avait d’ailleurs confié cet automne à quel point ces mouvements de solidarité lui avaient fait du bien à voir. La bonne chose à retenir de ce genre de mouvement, c’est que tout le monde peut y contribuer, d’une manière ou d’une autre.

 

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Crédit photo : Karine Paradis

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