Parité en musique: Mara Tremblay, Fanny Bloom et Andréanne A. Malette se prononcent

Crédit photo: Karine Dufour via Radio-Canada

Les propos de Louis-Jean Cormier au sujet de la parité avaient créé un tollé il y a quelques semaines, lorsqu’il avait dit en entrevue être contre la parité homme-femme, par crainte que cela ne donne des « programmations grises » dans les festivals. Questionnées au sujet de la déclaration de l’artiste sur le plateau de Tout le monde en parle, les auteures-compositrices-interprètes Mara Tremblay, Fanny Bloom et Andréanne A. Malette se sont positionnées sur ce sujet « glissant ».

Karine Dufour via Radio-Canada

Mara Tremblay

« Je n’ai jamais eu à penser à ces choses-là parce que je suis extrêmement attirée envers la musique des femmes, parce que je m’identifie à elles. […] Mais je pense qu’on n’est vraiment pas rendus au maximum dans ce que les femmes peuvent offrir en terme de musique, en terme de créativité et en divertissement, s’ils veulent du divertissement. Donc pour avoir ces femmes-là qui sont vues, qui sont montrées et qui sont appréciées, oui, peut-être qu’il faut avoir une parité, parce que tant qu’on n’est pas rendus là, on ne peut pas décider vraiment. Et je regrette, mais il y a autant de femmes que d’hommes qui font de la bonne musique. »

Fanny Bloom

« J’ai peut-être eu le goût d’interpréter les propos de Louis-Jean, dans le sens que lui dans le fond il ne voulait pas mettre d’emphase sur le sexe, mais plus sur le talent, ce avec quoi éventuellement, je serais très d’accord aussi. Mais pour arriver à ça, je pense qu’on n’aura pas le choix de poser des gestes concrets pour qu’éventuellement on ne se la pose plus la question et que ce soit normal pour les enfants de voir autant de femmes faire de la musique que d’hommes, que de femmes sur les plateaux, en technique et tout ça. »

Andréanne A. Malette

« C’est le mot « exiger » que j’aime moins. Je fais beaucoup de festivals, cet été, je suis vraiment contente et chanceuse, donc si j’apprends que je suis là pour une question de quotas, ça ne marche pas. Je ne veux pas être là parce que je suis une fille, je veux être là parce que j’ai du talent, parce que les programmateurs considèrent qu’il va y avoir des gens qui vont venir voir le spectacle. »

Il n’y a pas de solution simple quant à l’absence des femmes dans les festivals de musique. Mais si cette conversation peut éveiller les esprits à considérer davantage les incroyables talents des artistes féminines lorsqu’il est temps d’en faire la programmation, on sera bien plus avancés qu’on ne l’est déjà.

Pour revoir leur passage à Tout le monde en parle, c’est par ici!

 

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