Olivier au ciné: My Life in Ruins

Cette semaine notre cher Olivier vous parle du film My Life in Ruins mettant en vedette Nia Vardalos et Richard Dreyfuss.

Lire la critique

MY LIFE IN RUINS
(USA/Réalisé par: Donald Petrie)
Avec: Nia Vardalos et Richard Dreyfuss

Non, “My life in Ruins” n’est en rien la suite de “My Big Fat Greek Wedding” (MBFGW). Oui l’actrice principale (Nia Vardalos) joue à nouveau une Gréco américaine. Oui, la Grèce est encore un élément central du film. Mais la comparaison doit malheureusement s’arrêter là. Car si pour MBFGW le succès planétaire était amplement justifié, cette fois ci‐les dieux (grecs bien sûr) ne semblent pas avoir voulu se pencher sur le projet. Il faut admettre qu’au chapitre des clichés en tous genres, le film est particulièrement servi ; et si la recette avait très bien fonctionné pour MBFGW, ici trop c’est trop: l’amphore (grecque forcément) est pleine!

Nia Vardalos, c’est Georgia: Américaine d’origine Grecque, devenue guide touristique en Grèce (évidemment) pour groupes attardés. Le bus qui les conduit est une épave, son chauffeur attitré sort tout droit d’une caverne, « ses » touristes se passionnent plus pour les attrapes‐touristes que par l’histoire de l’Antiquité. Bref Georgia a perdu la “passion” (kefi en langue hellénique), le feu sacré quoi! Heureusement (ou malheureusement),”My life in Ruins” est un film américain. Et c’est un Américain, joué par Richard Dreyfuss, qui va raviver la flamme (pas olympique) de Georgia. Zeus que tout ceci est niais! Qu’importe me dis‐je : puisque le scénario ne va nulle part, au moins vais‐je pouvoir me rabattre sur les images époustouflantes que le réalisateur aura eu le privilège de filmer. Si Ron Howard a réussi à filmer la beauté de Rome dans “Angels and Demons”, Donald Petrie saura à coup sûr sublimer celle des innombrables sites de la Grèce Antique ! Que nenni. Là encore grosse déception: la réalisation se contente de plans carte postales que l’on croirait volées d’une campagne promotionnelle de l’Office du tourisme (grec) de 1982.

Et bien tant pis. Nous savons désormais, sans avoir reçu l’aide de la pythie de Delphes, que Nia Vardalos n’est pas prête à nous offrir sa version de l’Odyssée et que son film sans charme n’atteindra jamais les sommets de l’Olympe et encore moins ceux du box‐office. Mais moi je me satisfais de ces quelques lignes qui m’auront onné l’occasion de jeux de mots savoureux en hommage à la Grèce antique.

Olivier.

PLUS DE NOUVELLES