Olivier au ciné: LE PIÈGE AMÉRICAIN

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Cette semaine notre cher Olivier a eu la chance d'assister au visionnement de presse de la plus récente réalisation de Charles Binamé au grand écran avec LE PIÈGE AMÉRICAIN(en salles dès vendredi le 16 mai). Le film écrit et produit par Fabienne Larouche et Michel Trudeau met en vedette Rémy Girard dans le rôle de Lucien Rivard, ainsi que mon meilleur...Gérard Darmon!!!!

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LE PIÈGE AMÉRICAIN (QUÉBÈC/ 1H40MNS)
Genre: Drame
Réalisation: Charles Binamé
Avec: Rémy Girard, Gérard Darmon, Colm Feore, Janet Lane et Joe Cobden.

La bande-annonce semblait prometteuse, très prometteuse à vrai dire. Pourquoi? Tout d'abord parce que le réalisateur Charles Binamé (Séraphin, Maurice Richard), est synonyme de cinéma québécois professionnel de qualité. Ensuite, parce que la distribution internationale de premier plan, avec à la tête le grand Rémi Girard, semblait proposer un mélange explosif. Et puis enfin et surtout, l'histoire. Et quelle histoire que celle, véridique (même si certainement un peu romancée) de ce Lucien Rivard.

Voilà un québécois pure souche, dont le nom, dans les années soixante, circula beaucoup au sein du grand banditisme. Un truand d'envergure internationale impliqué corps et âme dans le trafic très lucratif de la drogue. Si impliqué qu'on lui prêta même un lien avec l'assassinat à Dallas d'un certain John F. Kennedy. Et puis ce qui devait malheureusement arriver, arriva.. Après 1 heure 40 minutes de film, il ne se passe rien ou du moins pas grand chose. C'est comme un pain brioché dont la pâte ne veut pas lever à la cuisson. C'est comme une Golf GTI avec un moteur de scooter. Déception. À vouloir trop bien faire, le film perd de son intérêt au fur et à mesure. La baie des cochons, la prise de pouvoir de Fidel Castro à Cuba, l'assassinat de JFK puis de son frère Bobby, le communisme et même une référence au FLQ. Tous les grands thèmes des années soixante y passent mais ne font qu'être survolés: et le spectateur s'y perd. Il faudrait de toute façon une série télé de 24 épisodes pour résumer cette période mouvementée. Et puis on en oublie presque le sujet principal qui nous intéresse: à savoir Lucien Rivard.

On ressort du film sans rien savoir de lui, de ses origines, de sa vie après la prison. Et ça c'est dommage. Pour couronner le tout, le scénario nous donne droit à une énième version (loin d'être indispensable) de l'assassinat de JFK. Et là, en plus, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec le fameux JFK d'Oliver Stone (mais oui, Oliver Stone, le réalisateur américain qui, fin des années 80, faisait des bons films!!). Voilà. Charles Binamé et son équipe sont tombés dans le piège: vouloir en faire un peu trop avec trop peu de moyens.

Olivier.

*N’hésitez pas à inscrire vos commentaires si vous avez vous aussi vu le film!!

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