Olivier au ciné: Le cas Roberge

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Le cas Roberge est en salle dès aujourd'hui! Olivier vous fait sa critique du film mettant en vedette Benoit Roberge, Jean Michel Dufaux, Stéphane E. Roy et Sébastien Benoît.

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LE CAS ROBERGE
(Québec/ 1h38)
Comédie
Réalisé par :Raphaël Malo
Avec : Benoit Roberge, Jean Michel Dufaux, Stéphane E. Roy et Sébastien Benoît.

« Le cas Roberge », c’est d’abord et avant tout un site internet. Aux ignares (de mon genre) je suggère donc une petite visite préalable à www.lecasroberge.com. Rien de très inventif, mais plaisant tout de même. Assez en tout cas pour que Benoit Roberge, son créateur, rencontre un certain succès. Succès qui lui aura permis de débloquer un budget afin d’en faire une version cinéma. Why not!

Roberge est effectivement un cas. Mais pas un cas isolé, loin de là. Des comme lui, il en pullule à Montréal. Et, comme le montre le film, ces « cas » ont la fâcheuse tendance à se regrouper dans le quartier le plus surfait de l’Île: j’ai nommé « le Plateau ». Roberge c’est donc l’archétype du trentenaire célibataire, qui ne pense qu’à lui (et parfois à ses potes), aux soirées tendances (bien arrosées et joliment accompagnées) et surtout à l’incroyable carrière (en l’occurrence comme reporter télé) qui se fait attendre… sans vraiment se demander pourquoi d’ailleurs. En fait, Roberge est de ces gens qui sont persuadés que leur seul talent va leur ouvrir toutes les portes et surtout LES portes du show-biz. Oscillant sans cesse entre échec amoureux et échec professionnel, Roberge n’en reste pas moins terriblement cynique et négatif mais aussi bourré de maladresse et d’humour. Et c’est là ce qui fait tout le charme du film. On éprouve même un certain plaisir à suivre ce doux rêveur déambulant nonchalamment dans un univers qui le dépasse. On dirait moi il y a quelques années dites donc!!…..

Bien sûr la mise en scène aurait pu être plus dynamique, plus lyrique, à la manière du film « 99 francs » de Jan Kounen par exemple. Et quitte à en mettre plein la gueule aux gens de la télé, autant les crucifier plutôt que de simplement les épingler. Mais tout le monde ne s’appelle pas Frédéric Beigbeder. Et tant mieux quelque part. En tous cas, pour tous les trentenaires qui se sentiraient visés par ma critique, courage mes amis, il y a bien une vie après « Le Plateau ». Oui oui…

Olivier.

*N’hésitez pas à inscrire vos commentaires si vous avez vous aussi vu le film!!

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