Olivier au ciné: BURN AFTER READING

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Cette semaine Olivier nous fait la critique du film Burn after reading réalisé par les frères Cohen et mettant en vedette John Malkovich, Frances McDormand, George Clooney et Brad Pitt.

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BURN AFTER READING
(USA/1H36MNS)
COMÉDIE
Réalisé par : Ethan et Joel Cohen
Avec : John Malkovich, Frances McDormand, George Clooney et Brad Pitt

C’est simple : Les frères Cohen ne font pas de mauvais films, jamais. Ils font des films indispensables ( Fargo, The Big Lebowski ou, bien sûr, plus récemment le génial No country for Old men) et des… moins indispensables (The Lady Killers
ou encore O Brother where art thou?).

Burn after reading est à placer (à des fins de référence future) dans la seconde
catégorie. Ce n’est donc pas la pierre précieuse que les Cohen nous avaient offerte avec No country for Old men. L’oeuvre reste néanmoins un petit bijou. En l’occurrence un petit bijou d’humour loufoque et décalé . La place d’honneur est en
fait donnée à la déconnade.

Osborne Cox (John Malkovich) est un agent de la CIA en poste à Washington. Sa carrière est sur le déclin (le feu sacré s’est étiolé probablement) ; en tous cas, sessupérieurs n’ont plus confiance en lui. La mise au rencard semble inévitable. Frustré devant tant d’incompréhension, au bureau mais aussi à la maison, Cox décide de se mettre à l’écriture. Mais le disque contenant ses mémoires se retrouve malencontreusement dans les mains de deux employés d’une salle de fitness peu scrupuleux: Linda (Frances Mc Dormand) et Chad (Brad Pitt). Chantage, poursuites, espionnage, adultère: tels sont les ingrédients de cette farce burlesque, vaudeville sauce Cohen.

Ethan et Joel Cohen ont eu envie (et ça se sent, ça transpire même) de nous offrir quelque chose de radicalement plus léger que leur précédent film et de laisser leurs acteurs s’en donner à coeur joie. Et il faut bien l’admettre : John Malkovich, Frances Mc Dormand, George Clooney et Brad Pitt sont ici au sommet de leur art et magistralement dirigés. Ils font rire. Et tant pis si pour certains ce n’est que du « Cohen deuxième choix » , ça reste du cinéma de première qualité.

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