Florence K offre un émouvant plaidoyer à ceux qui souffrent de la dépression

Crédit photo: Karine Paradis

Les dernières semaines ont été difficiles pour toute personne sensible aux enjeux de santé mentale. Les suicides consécutifs de Kate Spade et d’Anthony Bourdain ont jeté une pierre dans le tissu social, et comme chaque fois qu’une personnalité bien-aimée du public s’enlève la vie, les remous de leur perte se font toujours anticiper. Florence K connaît trop bien ce par quoi ont dû passer ces deux personnalités, puisqu’elle a elle-même dû se relever d’une terrible dépression, il y a plusieurs années. De passage sur le plateau des Échangistes, l’auteure-compositrice-interprète a lancé un message d’espoir à tous ceux qui pensent qu’ils ne s’en sortiront jamais :

« Il y a moyen de s’en sortir. Mon père, qui est dans la salle, pourrait en témoigner : j’étais morte, mon âme était morte, ma tête était morte, ma mémoire… je pesais 45-60 livres de moins. Et je ne le suis plus. Je ne pensais pas que je serais dans cet état aujourd’hui alors là, je m’adresse à tous les gens : c’est possible de s’en sortir. »

Accompagnée de Biz et de Denis Bouchard sur le plateau de Pénélope McQuade, celle qui lançait récemment son tout nouvel album Estrellas a trouvé les bons mots pour parler de cette ombre à l’âme.

« Moi ce qui m’a aidée grandement dans mon cheminement, c’est le jour où j’ai compris que je n’étais pas la maladie, en fait. Où j’ai réussi à faire une dissociation claire entre moi, mon identité, ma personne, ce que je suis, et la maladie. Parce que quand on est dans un état dépressif avancé ou d’angoisse, ce qui se passe souvent c’est qu’on a l’impression que c’est nous. C’est un tunnel. Le monde extérieur existe et tu sais qu’il existe et tu le vois évoluer, mais tu n’y as plus accès. »

En janvier dernier, l’artiste signait un texte magnifique dans La Presse au sujet de son diagnostic de bipolarité de type II. Le fait d’avoir enfin les bons mots pour parler de ce qui l’habitait représentait pour elle une véritable délivrance. L’équilibre fragile de cette nouvelle réalité peut être difficile à trouver, mais Florence sait mieux que personne à quel point il est crucial :

« Moi, j’en suis la preuve vivante. Je suis médicamentée, je vais l’être jusqu’à la fin de mes jours, et je vis très bien avec ça. Je fais ce qu’il faut, je m’entoure, je consulte. Quand j’ai des ajustements à faire, je les fais. Je suis très à l’aise avec ça, je le vois comme si je faisais du diabète, comme si je vivais avec une maladie chronique et que je prends soin de moi-même. »

Aujourd’hui, le bonheur de Florence K est manifeste. La musicienne s’est même fiancée à son amoureux Ben Riley il y a quelques semaines!

 

Si vous avez besoin de soutien, de conseils ou d’une aide en urgence, n’hésitez pas à faire appel à ces organismes :

Suicide Action Montréal

1 866 APPELLE (1 866 277-3553)

Tel-Jeunes

1-800-263-2266

ou par texto au 514-600-1002

 

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